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Paris, le 20 janvier 2008

A Perpignan la justice fait du zèle contre les étudiants

Communiqués de presse, publié le 21 janvier 2008, mis à jour le 21 janvier 2008

A la suite du mouvement contre la loi sur « l’autonomie des universités », deux jeunes étudiants de Perpignan sont actuellement l’objet d’un singulier acharnement judiciaire.

Pour de simples faits d’outrage vis à vis d’ enseignants de leur faculté, le parquet a choisi d’ouvrir une information judiciaire, procédure très inhabituelle pour ce type de délit.

Une artillerie lourde, manifestement destinée à décourager la moindre manifestation de mécontentement social - d’autant qu’à l’instar des procédures menées ailleurs contre les
« faucheurs volontaires » - les deux étudiants sont également poursuivis pour refus de prélèvement ADN pendant leur garde à vue. Placés sous contrôle judiciaire, ils ont l’interdiction de
se rendre… sur leur lieu d’étude.

En s’autorisant de telles dérives, la justice renonce à son devoir d’indépendance et se conduit comme un vulgaire exécutant de la stratégie répressive du pouvoir.

Le Syndicat de la magistrature s’indigne d’une utilisation plus que disproportionnée de la procédure pénale et, en particulier, de la systématisation du fichage génétique de personnes
engagées dans les mouvements sociaux.

Syndicat de la magistrature - Tél. : 01 48 05 47 88 - twitter : @Smagistrature
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