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Paris, le 4 novembre 2008

Affaire de la poupée vaudou : encore des pressions sur la justice

Communiqués de presse, publié le 4 novembre 2008, mis à jour le 4 novembre 2008

Le « conseiller spécial » du président de la République, M. Henri Guaino, a qualifié la décision du Tribunal de Grande Instance de Paris déboutant Nicolas Sarkozy qui demandait l’arrêt de la commercialisation d’une poupée vaudou à son effigie, de « parfaitement incongrue, scandaleuse, moralement inacceptable ». Ce faisant, M. Guaino ne se contente pas de jeter publiquement le discrédit sur une décision de justice, infraction prévue par l’article 434-25 du code pénal, il exerce aussi, eu égard à la qualité du plaignant, des pressions inacceptables sur la Justice dans une instance en cours.

Faut-il rappeler à cet égard que le président de la République n’est pas, juridiquement, un justiciable comme un autre puisqu’il ne peut être attrait devant une juridiction, que ce soit en qualité de partie civile, de mis en examen ou de témoin ?

Cette gesticulation médiatico-judiciaire apparaît particulièrement indécente, quelques jours après que le président de la République a, semble-t-il, assuré aux magistrats qu’il garantirait dorénavant leur indépendance.

Le Syndicat de la magistrature demande solennellement à l’entourage du Chef de l’Etat, constitutionnellement « garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire », de cesser toute forme d’intrusion dans le cours de la Justice.

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