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Pour une révolution judiciaire

Combattre le productivisme, les risques psychosociaux et l’infantilisation : un enjeu majeur

Extrait du projet du Syndicat de la magistrature pour 2017

Documents, publié le 28 mars 2017, mis à jour le 28 mars 2017

Les magistrats et fonctionnaires du ministère de la Justice, engagés au service du public, souhaitent bien sûr donner du sens à leurs métiers. Depuis des années maintenant, et malgré les discours affichés par le ministère, l’approche managériale et productiviste du travail judiciaire conduit à nier les potentiels des individus et leurs capacités d’initiative. Les personnels sont relégués au rang d’opérateurs susceptibles ou non de réaliser mécaniquement les « performances » attendues, sans débat possible sur la réalité de leurs missions. Comment s’étonner, dans ce contexte, que la souffrance au travail soit devenue banale au sein du ministère de la Justice ?
Concrètement, la multiplication des postes vacants et des réformes impréparées et non accompagnées des moyens adéquats, le caractère de plus en plus extensible des horaires de travail – notamment par le jeu des astreintes et des permanences – la réforme de la carte judiciaire ou encore l’intense pression statistique exercée sur les magistrats par une hiérarchie obsédée par l’affichage de « ses » résultats, démultiplient les risques psycho-sociaux.

La lutte contre la souffrance au travail est certes devenue un enjeu affiché des gardes des Sceaux depuis 2012. Un plan d’action ministériel a ainsi été adopté en 2013 et un groupe de réflexion sur l’optimisation des conditions de travail a fini par être créé. Sans résultat tangible à ce jour dans les juridictions, la hiérarchie ne
s’en étant pas emparée pour penser autrement l’organisation du travail.

Dès lors la question des conditions de travail reste cruciale, leur amélioration réelle étant indispensable à un meilleur fonctionnement de l’institution. Des locaux vétustes et exigus, des outils de travail obsolètes sont toujours monnaie courante. Sans parler de l’accessibilité aux personnes en situation de handicap, qui demeure un vœu pieux dans bien des juridictions et qui lèse les personnels comme les justiciables. (...)

P.-S.

L’intégralité du texte est en pièce jointe

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