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Paris, le 7 octobre 2008

Poitiers : une magistrate mise en cause pour avoir choisi la liberté

Communiqués de presse, publié le 7 octobre 2008, mis à jour le 7 octobre 2008

Le 8 octobre prochain, la première chambre du Tribunal de grande instance de Paris doit se prononcer sur une « faute lourde » de la justice. En juin 2007, contre l’avis du parquet, un juge de la liberté et de la détention de Poitiers laisse en liberté sous contrôle judiciaire un individu mis en cause pour viol. Il tuera sa femme deux semaines plus tard, avant de se suicider en retournant l’arme contre lui.

A la lumière de cette fin tragique et implacable, le juge est aujourd’hui pointé du doigt.

Il est facile, après coup, pour le Procureur de la République de Poitiers, de clamer qu’il avait vu juste, que l’individu était dangereux, inquiétant et que le choix de la détention s’imposait.

Mais qu’en était-il avant le drame, quelques jours plus tôt, lorsque – en conscience et conformément à la loi – le juge faisait le choix de la liberté ?

Le Code de procédure pénale oblige en effet le juge à n’avoir recours à la détention provisoire qu’à titre exceptionnel, lorsque les obligations du contrôle judiciaire lui paraissent insuffisantes.

Rappelons qu’en 2005, à la suite de l’affaire dite d’Outreau, les magistrats s’étaient vus reprocher un usage abusif de la détention provisoire.

Le Syndicat de la magistrature s’inquiète de cette mise en cause d’un juge dont le tort serait d’avoir fait prévaloir la liberté sur l’incarcération.

Syndicat de la magistrature - Tél. : 01 48 05 47 88 - twitter : @Smagistrature
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