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Sur la répression de Gênes

Communiqués de presse, publié le 23 juillet 2001, mis à jour le 9 janvier 2006

Sous prétexte de contenir quelques centaines de militants venus manifester violemment leur mécontentement lors du sommet du G8, les policiers italiens, comme précedemment leurs collègues suédois, ont tiré à balles réelles. Un homme est mort.

Non contents d’avoir tué, les policiers ont investi de nuit le quartier général des manifestants anti-mondialisation pour frapper, détruire et emprisonner.

Ces événements tragiques ne sont pas la conséquence du noyautage des manifestations anti-mondialisation par quelques casseurs, ou d’une insuffisance technique de la police italienne, mais l’aboutissement logique de la volonté des États occidentaux de traiter en criminels, voire en terroristes tous ceux qui expriment une critique radicale de l’ultra-libéralisme, sans s’interroger sur les mobiles et le fondement politique de leurs actes.

A cet égard, tous les gouvernements européens partagent la responsabilité de l’Italie puisqu’à la suite des événements de Göteborg ils se sont accordés à réduire la contestation organisée autour des grands sommets à un simple problème de maintien de l’ordre et n’ont su que développer le fichage sauvage des militants et la coopération policière.

Le syndicat de la magistrature condamne avec la plus grande fermeté l’usage des armes à feu par la police italienne et l’ensemble des brutalités commises par les « forces de l’ordre. »

  • Il s’indigne du recours à des perquisitions nocturnes, sans aucun contrôle judiciaire, à l’encontre de manifestants politiques ainsi assimilés à des terroristes.
  • Il appelle à l’abrogation, dans tous les pays européens, des législations d’exception anti-terroristes, qui risquent d’être de plus en plus souvent dévoyées pour faire taire des opposants issus du mouvement social.
  • Il s’oppose enfin au développement d’une coopération policière européenne ou internationale tendant par un fichage sauvage des militants, et des refoulements aux frontières, à limiter les possibilités d’expression du mouvement social.

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