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Paris,le 5 avril 2007

Valse inquiétante de nominations dans la magistrature

Communiqués de presse, publié le 5 avril 2007, mis à jour le 5 avril 2007

De nombreux postes de la haute hiérarchie judiciaire, notamment parisienne, font actuellement l’objet de procédures de nomination par le Conseil supérieur de la magistrature.

M. DEGRANDI, actuel président du tribunal de grande instance de NANTERRE est annoncé comme président du tribunal de PARIS.

M. MAGENDIE, actuel président à PARIS rejoindrait la première présidence de la Cour d’Appel de PARIS.

M. LAMANDA, actuel premier président à VERSAILLES serait choisi pour présider la Cour de cassation.

Ces projets de nominations, à des postes aussi stratégiques, marquent la nette progression de la fraction la plus conservatrice de la magistrature.

En particulier, la nomination de M. DEGRANDI, très contesté pour sa gestion autoritaire dans ses précédentes fonctions, notamment à NANTERRE, semble annoncer une reprise en main de la magistrature parisienne.

Il en est de même de la nomination de M. MAGENDIE, qui a démontré récemment, par l’éviction arbitraire du premier vice-président chargé des affaires pénales, sa vision brutale de la gestion des ressources humaines et du dialogue social dans une juridiction.

Le Syndicat de la magistrature a toujours dénoncé, y compris devant la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire dite d’OUTREAU, le fonctionnement institutionnel actuel, qui révèle particulièrement ses effets pervers dans un contexte de politiques sécuritaires.

Les récentes nominations intervenues au parquet malgré des avis défavorables du Conseil supérieur de la magistrature, ainsi que ces projets de nominations au siège, confirment l’urgence d’une réforme d’ampleur de la composition, du mode de nomination et du fonctionnement du CSM.

La mise en place d’un Conseil supérieur de la magistrature rénové, indépendant du pouvoir politique, pluraliste et protégé des influences corporatistes, sera seule à même de garantir l’institution judiciaire de toute suspicion de partialité.

Plus encore, une réforme ambitieuse de l’ensemble de l’institution judiciaire, garantissant la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la magistrature doit être une priorité des pouvoirs publics.

La confiance des citoyens dans leur justice est à ce prix.

Syndicat de la magistrature - Tél. : 01 48 05 47 88 - twitter : @Smagistrature
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